Ice limit, de Douglas Preston et Lincoln Child

12 octobre 2011 at 6 h 50 min 2 commentaires

 

Encore un article transféré de mon blog littéraire supprimé

Ayant lu toute la série des enquêtes de l’inspecteur Pendergast, je me rabats sur les autres livres de ce duo célèbre. J’avais déjà lu plusieurs  de leurs ouvrages  ouvrages extérieurs à la série des Pendergast et je n’avais jamais été déçue.

La quatrième de couverture annonçait le meilleur livre, le plus abouti écrit par les deux Américains. Donc je m’attendais à un livre explosif et ma déception a été à la hauteur de mon attente.

Ce roman relate la découverte de la plus grosse météorite du monde, convoitée par un milliardaire qui construit un musée dans la vallée de l’Hudson. Cette météorite est dotée du pouvoir inquiétant de foudroyer ceux qui la touchent. L’équipe d’EES, chargée de la récupérer, arrive à l’embarquer à bord d’un super pétrolier camouflé en minéralier, mais un officier fou de la marine chilienne ne l’entend pas de cette oreille et prend les Américains en chasse. Il les poursuit jusqu’à la limite des glaces dans les soixantièmes hurlants, l’équipe d’EES arrive à le couler, mais leur bateau est très endommagé et coule peu après, entraîné par le poids de la météorite. Il y a très peu de survivants.

D’habitude, les intrigues de Preston et Child sont passionnantes, là ce n’est pas vraiment le cas. Le livre n’est pas ennuyeux, mais très en-dessous de ce à quoi les auteurs nous ont habitués. La scénario final se devine aisément dès le début de l’expédition, la catastrophe est annoncée très tôt par des dialogues cousu de fil blanc.

Même si les thrillers de Preston et Child flirtent souvent avec la limite du fantastique, il y a toujours une vraisemblance, on se dit tout au long du livre que c’est presque possible, voire même carrément possible. Mais cette météorite n’a aucune vraisemblance, l’intrigue est assez pauvre aussi.

L’intérêt du livre se situe surtout dans la psychologie des personnages, qui sont très humains, pétris de contradictions, d’orgueil, de bonnes intentions. Si le naufrage est décrit de façon bâclée et finit dans un bain de sang, l’évolution des personnages au cours du livre est intéressante. Elie Glinn, très maître des situations les plus impossibles, qui a une solution à tous les problèmes, finit par se laisser entraîner par son orgueil causant le naufrage du pétrolier et accessoirement la mort de presque tous les protagonistes du livre. Le milliardaire Palmer Loyd, qui ne pense d’abord qu’à sa météorite, prend conscience du danger mais n’arrive pas à faire fléchir Glinn. Il survit au naufrage et décide de se retirer des affaires pour revenir à une vie simple dans son ranch. L’épreuve a changé ses priorités de vie et si le personnage est parfois antipathique, il est très humain et respectueux des autres dans le dernier chapitre.

Autre survivant, le héros du livre, le géologue Sam Mc Farlane se montre très humain, avec ses ambiguïtés. Il est l’auteur de la théorie des météorites interstellaires, qui fait rire la communauté scientifique et n’a pas hésité à trahir autrefois son meilleur ami parce qu’il croyait pouvoir prouver son point de vue. Depuis cet épisode, il est honni de ses collègues et le regrette amèrement. Au début du livre, il est le cynique de service, mais il se rachète au cours de l’expédition. C’est bien lui et pas la météorite qui est le centre du roman.

Si on veut un roman psychologique, c’est très réussi, mais comme thriller, ce n’est vraiment pas le top, sans être mauvais non plus.

Le dénouement est plutôt bâclé et très invraisemblable. Eli Glinn s’est encordé sur la météorite qui ne pèse pas moins de 25.000 tonnes au moment où le pétrolier se coupe en deux et coule. Donc il doit couler avec, mais on le retrouve quelques années plus tard dans Danse de mort où il aidera Pendergast à s’évader d’une prison de haute sécurité où il est détenu injustement à cause de son frère.

Ce livre n’est pas mauvais ou ennuyeux, mais c’est plus un roman psychologique sur la rédemption et l’orgueil qu’un thriller, Prest n et Child nous ont habitués à des intrigues plus palpitantes.

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2 commentaires Add your own

  • 1. Transall  |  29 octobre 2011 à 19 h 55 min

    Bonjour,
    En provenance directe du blog Sean, Soap and Sun de ma copine de lycée Canella, je découvre votre billet sur Ice Limit de Peston and Child. Pour tout dire, j’ai beaucoup apprécié les ouvrages parus sous leur plume et que j’ai eu l’occasion de lire jusqu’à présent. Toutefois, Ice Limit à la lecture du résumé ne m’a jamais attiré, pressentant justement une intrigue un peu alambiquée. A priori, je vois que votre sentiment sur l’ouvrage est du même tenant… Merci en tout cas d’avoir mis en ligne vos impressions, cela permet de conforter son propre avis.
    Amitiés.

    Répondre
  • 2. Transall  |  30 octobre 2011 à 19 h 35 min

    Merci pour la visite et le petit mot laissé en retour sur mon blog…
    J’ai pris note de l’auteur Jeffrey Deaver et ceci devrait élargir mon champ de lecture.
    Amitiés de France donc, et au plaisir de se croiser de nouveau.

    Répondre

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