Cantique pour la fin du voyage, d’Erik Fosnes Hansen

6 juin 2012 at 5 h 45 min 1 commentaire

Ce beau roman nous fait partager la vie de l’orchestre du Titanic. L’auteur précise bien qu’il s’agit d’un roman et non d’un document. Ainsi ses personnages ne sont pas les vrais musiciens du paquebot, comme il s’en explique dans un court chapitre à la fin du livre.

Nous suivons quelques musiciens de cet orchestre, du moment où Jason Coward, le chef  prend le train de Londres à Southampton, jusqu’au naufrage. L’orchestre est composé de 7 musiciens, mais le roman se concentre sur 4 d’entre eux.

Au début nous découvrons l’histoire de Jason et j’étais un peu inquiète, car il a été très marqué dans sa vie par le thème de la noyade, l’une de ses angoisses d’enfant tournait autour du déluge où Dieu avait noyé l’humanité et plus tard deux noyés joueront un rôle de rupture dans sa vie. Je craignais que le roman ne s’enlise dans les clichés, mais ce n’est heureusement pas le cas. Jason est le fils d’un médecin londonien, il semble promis à un brillant avenir, mais tout basculera lorsqu’il devient orphelin à l’âge de 14 ans. Il est le personnage principal et le fil conducteur du livre.

Il y a aussi Alex, un violoniste qui a fui la Russie après un cambriolage raté, Spot le pianiste qui fut autrefois un enfant prodige mais qui a craqué sous la pression. Petronius est un vieil Italien qui a le don de voir l’invisible et qui sombre peu à peu dans la folie. Mon préféré est David, un jeune Juif viennois qui fuit un chagrin d’amour dans le but de se punir lui-même.

La plus grande partie du roman ne porte pas sur le voyage du Titanic, mais sur la vie de ces personnages avant la traversée. Nous découvrons l’Europe du début du 20ème siècle et sa vie culturelle, tout ce monde qui sera emporté par le cataclysme de la Grande Guerre.

Finalement le voyage du Titanic n’est pas très important dans le livre. Bien sûr les dernières pages racontent le naufrage du paquebot, mais sans pathos et avec beaucoup de dignité.

Les personnages sont très attachants et très différenciés, nous découvrons des histoires et des univers très différents. Il manque l’histoire de deux des musiciens, ce que j’ai regretté. Tous les personnages étaient d’une certaine façon arrivés au bout de leur vie au moment d’embarquer, sauf le jeune David.

Bien sûr la dimension tragique du naufrage tient au nombre très élevés de victimes, plus de 1500, mais c’est aussi un symbole: l’annonce de la catastrophe meurtrière qui va balayer l’Europe de la belle époque.

Ce livre est très agréable à lire et on est bien loin du climat à l’eau de rose du Titanic de James Canmeron.

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Un commentaire Add your own

  • 1. claude  |  6 juin 2012 à 16 h 17 min

    tu n’avais donc pas aimé le film ?? moi si. bon d’accord je dois être encore un peu trop fleur bleue ! lol
    ce livre a l’air intéressant.
    à demain. gros bisous

    Répondre

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