Coupable d’avoir dansé le cha-cha-cha, de Guillermo Cabrera Infante

9 juillet 2012 at 5 h 54 min 1 commentaire

Il s’agit d’un petit recueil de trois nouvelles. Cabrera Infante part de l’idée de créer un morceau de musique avec des variations, il se réfère aux célèbres Variations de Bach.

Les trois textes ont de nombreux points communs et la ressemblance est encore plus frappante entre la première et la deuxième nouvelle. Dans chaque texte, l’auteur se livre à un exercice d’écriture différent. La troisième nouvelle est la plus différente des autres.

Les points communs: Nous sommes à la Havane un jour de pluie torrentielle, un couple est au restaurant « La meravilla ». Ils parlent de différents sujets,mais particulièrement de la mort, sujet qui intéresse surtout la femme. Ces nouvelles révèlent différentes facettes et différentes époques récentes de l’histoire cubaine. Les héros n’ont pas de nom et il s’agit chaque fois de couples différents, dont la femme est comédienne.

Les deux premières nouvelles sont  très proches, on a vraiment l’impression de lire une variation du même texte. Par exemple, dans le premier texte l’homme dit à sa compagne  » qu’elle a des yeux de juive dans un visage de chrétienne » , alors que dans le deuxième texte, l’homme dira  » des yeux de chrétienne dans un visage de païenne ».

Dans le grand écho: Nous visitons une fête vaudoue. Le jeu d’écriture porte sur la description de la fête qui est un long texte sans ponctuation, remplacée par la conjonction « et »

Une femme qui se noie: Parle de l’époque de Batista quand les touristes américains venaient en nombre.

Coupable d’avoir dansé le cha-cha-cha: parle des débuts de la dictature castriste. Structure assez différente des textes précédents, bien que l’on soit dans le même restaurant.  La femme part au théâtre où elle joue et l’homme reste seul. Il se lance dans un monologue très compliqué fait de références culturelles et surtout littéraires, mais sa pensée est loin d’être claire. J’ai eu de la peine à lire les 20 pages embrouillées de ses élucubrations. Et même si la chute de la nouvelle est intéressante, j’ai trouvé ce texte peu attrayant par rapport aux deux autres. Cette nouvelle occupe à elle seule la moitié du livre.

L’idée de départ est originale. Si les deux premières nouvelles sont vraiment agréable à lire, la dernière n’est pas aussi réussie malheureusement et j’ai vraiment dû me retenir pour ne pas sauter quelques paragraphes du long , trop long monologue du héros. Par contre j’ai adoré cette définition du communiste :  » Animal qui a lu Marx et se met à attaquer les autres hommes »

Publicités

Entry filed under: Lectures.

Je ne porte pas mon nom d’Anna Grue La confession d’Abraham, de Mohamed Kacimi

Un commentaire Add your own

  • 1. cannella  |  9 juillet 2012 à 12 h 32 min

    Je n’irai donc pas danser le cha-cha-cha et suivrai tes conseils 🙂
    Plein de bisous et bonne semaine ma Critique Littéraire préférée ♥

    Réponse

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Trackback this post  |  Subscribe to the comments via RSS Feed


Hellocoton

Suivez-moi sur Hellocoton
Retrouvez Pat0212 sur Hellocoton

Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire à ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par courriel.

Rejoignez 24 autres abonnés


%d blogueurs aiment cette page :