En attendant Babylone, d’Amanda Boyden

2 septembre 2012 at 6 h 02 min Laisser un commentaire

Comme d’habitude, vous trouverez aussi cette chronique ici.

Ce très beau livre nous fait partager un an de la vie d’une rue de La Nouvelle Orléans et de ses habitants. Il s’agit d’une rue tranquille en banlieue.

Ariel dirige un grand hôtel de la ville tandis qu’Ed son mari est père au foyer, ils sont arrivés depuis peu du Minesota. Ed est bouddhiste et aime son rôle de père au foyer.

Cerise et Roy sont un vieux couple noir. Ils s’aiment beaucoup, mais Cerise a des problèmes relationnels avec sa fille Marie, qui vit à l’autre bout de la ville et veut toujours se comporter en blanche. Cerise craint que son petit fils soit ainsi coupé de ses racines.

Il y a aussi Indira et Ganesh Gupta, des Indiens qui enseignent à l’Université et dont la cuisine très parfumée dérange Philoména, une vieille pie raciste qui rêve d’épurer la rue de tout les gens qui ne lui plaisent pas parmi ses voisins, autrement dit tout le monde. Elle critique sans cesse les autres habitants et attend avec impatience que Joe, son mari, succombe au cancer qui le ronge. Il y a aussi la famille Harris, une famille noire dont la mère est laborantine. Les enfants tournent mal malgré les efforts des parents pour bien les élever. Les deux fils sont devenus délinquants, Danny dit Fearius est  même le caïd du quartier tandis que ses soeurs adolescentes ont déjà des enfants. Les parents essaient de garder la tête hors de l’eau sans illusion sur l’avenir de leur progéniture.

Au bout de la rue se trouve un bar que Philoména déteste tout particulièrement, car les clients saoûls viennent vomir sur son terrain, elle concocte une drôle de vengeance.

Tout ce petit monde essaie de construire son quotidien. La vie est fragile et ponctuée de catastrophes naturelles (l’ouragan Ivan) ou provoquées par les deux jeunes délinquants du quartier, elle se déroule entre pleurs et rires.  Cerise est gravement blessée, le couple d’Ed et Ariel traverse une grave crise etc.

Amanda Boyden a voulu raconter dans ce roman la vie quotidienne à la Nouvelle Orléans un an avant Katrina. Les héros de ce livre sont des gens ordinaires en prise avec la vie telle qu’elle peut être dans une rue d’une banlieue moyenne de Louisiane. La Nouvelle Orléans est un personnage à part entière du roman.

Le texte est divisé en paragraphes qui nous permettent de suivre chaque héros au cours d’une même journée. Les personnages utilisent un langage approprié à leur personne, ainsi Philoména est-elle une bourgeoise très snob tandis que Danny, dit Fearius emploie le langage ordurier d’un voyou.

Ce livre enchantera les amoureux de la Nouvelle Orléans et ceux qui aiment les récits simples parlant de la vie ordinaire de gens ordinaires.

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Un peu de scrap Légume vert, de Philippe Vigand

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