Omou d’Herman Melville

7 septembre 2012 at 21 h 10 min Laisser un commentaire

Vous trouverez cette chronique et bien d’autres ici.

Ce livre est le récit des aventures du jeune Herman Melville, à l’époque où il était matelot. Le présent ouvrage couvre l’année 1842. Le texte n’est pas écrit en JE, mais il est est raconté par un narrateur.

Le livre commence aux Iles Marquises où le héros qui a déserté un baleinier américain s’embarque sur la Petite Julie, un baleinier australien commandé par le capitaine Guy. Ce dernier n’a rien d’un marin, il dirige le navire pour le compte de son oncle, mais en fait il ne dirige rien du tout, il est rapidement malade et ne quitte guère sa cabine, sans compter qu’il ne connaît rien à la navigation. C’est le second qui dirige effectivement le bâtiment car il est le seul homme à bord qui sache faire le point et il reste muet sur la destination finale.  Il promet aux marins une magnifique campagne de pêche à la baleine où chacun va s’enrichir. L’équipage est composé de nombreux malades, la nourriture est infecte et les hommes ne sont pas très portés sur le travail, mais le second entretient le moral des troupes en faisant circuler l’alcool en abondance. Le voyage se passe donc dans l’anarchie et l’insouciance. Le narrateur se lie avec le médecin du bord surnommé le docteur Long Spectre en raison de sa grande taille.

Le capitaine, trop malade, est débarqué à Tahiti, mais les ordres sont de partir chasser la baleine et de le reprendre au passage trois mois plus tard. Les marins ont l’interdiction de descendre à terre, ce qui provoque une mutinerie. Le docteur et le narrateur y participent, ce qui leur vaut d’être arrêtés avec les autres mutins.

La deuxième partie du livre raconte leur détention (plutôt sympathique) à Tahiti et leur errance dans quelques îles voisines.

Ce programme paraît bien sûr enchanteur, mais ce livre est une déception pour moi. Il est très long à lire car Melville se veut un observateur scrupuleux et noie littéralement son lecteur sous les détails et les descriptions sans fin. A tel point qu’on perd le fil du récit et que l’intérêt s’en trouve nettement diminué. Ce livre a certes été écrit à une époque où le public ne connaissait pas les pays lointains par la télévision comme nous et le souci du détail de Melville peut s’expliquer par une volonté didactique, mais le lecteur croule sous cette foule de détails et de précisions, ce qui, me concernant, a généré l’ennui.

Je ne connaissais pas du tout l’histoire polynésienne du dix-neuvième siècle et ce récit historico-ethnologique a largement comblé cette lacune. J’ai aussi été surprise de voir à quel point cette époque traite encore les indigènes de sauvages. Melville constate toutefois que les missionnaires ont détruit la culture locale sans rien y mettre à la place, mais il considère que les habitants sont irrécupérables du fait de leur paresse légendaire. Il est persuadé du bon droit des Européens de coloniser ces pays « sauvages » et surtout de la supériorité des Américains sur tous les autres peuples.

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Légume vert, de Philippe Vigand Londres, de Paul Morand

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