Les bas fonds du rêve, de Juan Carlos Onetti

21 septembre 2012 at 20 h 10 min 1 commentaire

Vous pouvez retrouver cette chronique et bien d’autres ici.

Il s’agit d’un recueil de treize nouvelles qui appartient au cycle de Santa Maria, cette ville imaginaire crée par Onetti et dans laquelle il a situé nombre de ses romans ou nouvelles. Il ne précise pas dans quel pays elle se situe, il parle d’autres villes d’Amérique du Sud, mais concernant Santa Maria, les indications géographiques restent vagues, elle est au bord de la mer, il y a un fleuve, des montagnes autour, c’est une ville qui représente toutes les grandes villes d’Amérique du Sud. La ville est plus qu’un lieu, c’est le personnage principal du livre.

Les héros de ces nouvelles sont des êtres plutôt paumés, dont une partie travaille au journal local, le Libéral. Ils sont alcooliques et désabusés, le ton de ces nouvelles est plutôt cynique et c’est le récit d’échecs divers. Les héros sont des naufragés perdus dans la grande ville, ils n’attendent plus grand chose de la vie, même si parfois ils ne s’avouent pas vaincu et se battent pour sauver leur rêve. Les récits sont souvent partiels et le lecteur est libre de les compléter à sa guise car Onetti ne nous fait voir que des fragments de la vie des habitants de Santa Maria. Son monde est onirique, même si ses héros vivent plutôt une sorte de cauchemar. Son univers est en tout cas extrêmement étrange et déroutant.

Ainsi nous croiserons une courtisane sur le déclin qui attire un jeune homme dans ses filets, un ancien champion de lutte à qui son manager ne fait plus confiance, mais qui remportera son défi, un mari trompé, un couple qui voulait peut être s’emparer d’un héritage ou peut être pas ou encore une immigrée danoise qui a le mal du pays, ainsi que plusieurs autres personnages à la vie triste et naufragée.

Le sang ne coule pas, il n’y a ni assassin ni monstre assoiffé de sang, on est à des années-lumières de l’univers de Stephen King ou autre maître de l’épouvante, et pourtant j’ai eu l’impression de lire un livre d’horreur, mais d’une horreur banale et quotidienne, celle que vivent les personnes sans espoir et aux rêves brisés.

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Un commentaire Add your own

  • 1. claude  |  21 septembre 2012 à 23 h 13 min

    coucou

    eh bien il faudrait mettre tes nouveaux savons sur ton blog !
    as tu fait une photo des marque-page d’hier ??
    ce soir j’ai un peu tricoté devant la télé.
    je te souhaite une bonne nuit. gros bisous

    Réponse

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