Gîtes, de Julio Cortazar

30 septembre 2012 at 0 h 44 min Laisser un commentaire

Vous trouverez cette chronique et bien d’autres ici.

Si vous aimez les histoires déroutantes, parfois sans queue ni tête, parfois fantastiques, vous allez être servis avec ce recueil de dix-huit nouvelles de Julio Cortazar.

Il est très difficile de trouver un thème commun à ces écrits. Certaines nouvelles racontent de petites histoires avec un début, un milieu et une fin, mais d’autres parlent de l’état d’esprit des protagonistes sans qu’il ne se passe rien, comme dans Autobus où une femme est angoissée parce qu’elle a l’impression que les autres passagers et le conducteur la dévisagent.

Le fantastique est souvent présent dans ces courts récits qui ne forment pas un ensemble homogène. Souvent le texte est ouvert et nous laisse le compléter à notre guise. Ainsi dans La promenade, un jeune garçon est envoyé en promenade par ses parents. Il prend le bus et traverse la ville. Le texte serait banal si l’enfant n’emmenait pas avec lui un mystérieux personnage ou un animal qui attire l’attention des autres voyageurs et qu’il rêve d’abandonner sur une place éloignée de chez lui. Le lecteur est laissé dans l’ignorance de qui est ce « il » dont il émane une vague sensation de danger ou de brutalité. Il s’agit peut être d’un frère handicapé mental ou d’un chien méchant ou de tout autre créature qu’il vous plaira. Ce non-dit donne toute sa force à un récit banal, car il ne se passe rien d’autre que la traversée de la ville en bus.

La mort est un thème récurrent de ces nouvelles, les morts reviennent souvent hanter les vivants et les emprisonner à leur insu. Nous découvrons aussi un bestiaire fantastique comme ce pull-pieuvre, un élevage de mancuspies ou ce tigre qui dévore un homme méchant que l’on soupçonne d’avoir abusé d’une petite fille.

Ce livre est impossible à résumer, car il nous dépeint un univers très éclaté. La plupart des nouvelles se situent en Argentine et plus précisément à Buenos Aires, mais quelques une se passent à Paris où Cortazar a vécu longtemps. Il est difficile de parler de ce livre, mais je vous invite à le découvrir et à vous plonger dans cet univers étrange et attirant. C’est une très belle découverte.

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Le traumatisme en héritage, d’Helen Epstein En Sibérie, de Colin Thubron

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