La vengeance du Mysterium, de Paul Doherty

19 novembre 2012 at 5 h 50 min 2 commentaires

Vous retrouverez cette chronique et beaucoup d’autres ici.

Londres, 1304, Sir Hugh Corbett, magistrat à la cours du roi Edouard 1er est appelé à l’église St Botulph pour commander l’assaut qui doit être donné contre l’édifice par les archers du roi. En effet des brigands échappés de la prison voisine s’y sont enfermés après avoir pris des paroissiens innocents en otage, otages qu’ils n’ont pas hésité à massacrer après avoir violé les femmes. L’assaut est sanglant et Hugh condamne les survivants à mort après leur avoir demandé s’ils venaient du Pays de Cocagne. Le curé de la paroisse est bouleversé de ce déchaînement de violence dans un lieu saint.

En même temps, un ancien juge déchu et son clerc sont assassinés  par un homme qui marque leur front de la lettre M. Juste après le massacre de l’église, Sir Hugh est convoqué par le roi à l’abbaye  de Syon où le juge déchu avait trouvé refuge. Le monarque veut parler de l’affaire avec ses magistrats et surtout leur rafraîchir la mémoire car ces deux meurtres rappellent le Mysterium, un tueur à gages qui sévissait vingt ans auparavant et qui a pu s’échapper de l’église St Botulph dans laquelle il s’était réfugié. Il semble être revenu pour se venger.

Les meurtres continuent et Corbett doit se dépêcher  de trouver le coupable, qui n’est peut- être pas celui qu’on croit. Sir Hugh mène une enquête délicate dans les plus hautes sphères du pouvoir et  doit prendre garde à ne pas être la prochaine victime.

Voici un excellent polar historique que je vous recommande chaleureusement.  Le dépaysement est garanti dans une Angleterre du quatorzième siècle qu’on connaît très peu. Ce livre est très bien documenté et très instructif sur la vie à cette époque. J’ai beaucoup aimé me trouver dans le vrai Moyen Age et non dans une période médiévale imaginaire comme dans les romans de fantasy. Le choix de la traductrice est intéressant, son vocabulaire est très riche et elle enploie les termes médiévaux quand ils sont connus, comme par exemple l’huis pour la porte, la chaire pour la chaise, mais sans lourdeur et en gardant un texte parfaitement compréhensible.  On retrouve aussi le climat de l’époque qui était à la fois très pieux et très violent. Quant au suspense, il est très bien préservé jusqu’à la fin du livre.

C’est un des meilleurs polars historiques que j’aie lu et c’est un très gros coup de coeur, on ne s’y ennuie pas une minute.

 

 

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