Pour seul cortège, de Laurent Gaudé

28 novembre 2012 at 22 h 51 min 2 commentaires

J’ai reçu ce livre dans le cadre des matches de la rentrée organisés par Priceminister.

J’ai souvent entendu parler de cet auteur et j’étais très curieuse de découvrir son dernier roman.

C’est un roman historique qui nous ramène est 323 avant JC à Babylone. Alexandre le Grand fait la fête avec ses proches et il est subitement pris d’un accès de fièvre. Dès lors trois voix vont raconter son agonie, sa mort et la guerre de succession qui s’en suit.

Il y a tout d’abord sa belle-soeur Dryptéis, fille de Darius III et veuve d’Héphaestion. Elle a fuit la cour pour se réfugier dans un temple dans la montagne. Elle y vit simplement parmi les prêtres avec son fils de quatre mois. Elle veut fuir l’empire, mais des cavaliers viennent la rechercher lors de la maladie d’Alexandre. Elle nous racontera la mort du conquérant et son étonnant dernier voyage.

Il y a aussi Ericléops, un guerrier courageux qui s’est sacrifié pour aller porter le dernier défi d‘Alexandre à un roi lointain et ne veut pas être mort en vain.

Ensuite Alexandre lui-même qui nous raconte ses derniers jours, ses derniers rêves. Ces trois voix se mêlent pour nous conter cette histoire selon leur différents points de vue.

Gaudé nous emporte dans un récit passionnant et envoutant. Il suit le déroulement des faits tels qu’ils sont rapportés par les historiens antiques jusqu’au moment où le corps embaumé arrive en Egypte après que Ptolémée s’en soit emparé tandis que la guerre de succession commence dans l’année qui suit la mort d’Alexandre. A partir de ce moment commence le dernier voyage du roi dans une magnifique envolée poétique. On quitte l’Histoire pour atteindre le mythe, sous la conduite de la fidèle Dryptéis.

La partie épique du roman est très belle, avec une pointe de fantastique. Le personnage de Dryptéis est particulièrement touchant, elle a tout connu de la vie, elle a été princesse, vaincue, puis reine par son mariage. Au début du livre elle n’est qu’une mère qui veut oublier l’Empire et sauver la vie de son fils. Elle représente toutes les femmes, qui sont les premières victimes de la guerre. C’est aussi une voix forte et singulière , le personnage principal de ce roman, encore plus que le roi.

Alexandre est un personnage ambigu, à la fois génie militaire et chef sanguinaire, ange et démon. Mais cette époque avait une autre notion que nous de la violence.

C’est un très beau roman, qui nous emmène dans une époque et sur des terres très lointaines pour mieux nous envouter de sa poésie. Je vous le recommande chaleureusement.

Priceminister nous demande de noter les livres de 1 à 20, je lui mets la note de 18.

Vous pouvez le trouver ici

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Appenzell Tadjoura II

2 commentaires Add your own

  • 1. Zsa Zsa  |  14 décembre 2012 à 19 h 42 min

    18/20!? je note! j’avais lu Alexandre le Grand de Druon que j’avais déjà beaucoup aimé, mais là je crois que je vais adoré! je l’ajoute à ma longue liste! des bisous

    Répondre
  • 2. claude  |  19 décembre 2012 à 14 h 12 min

    eh bien c’est que tu l’as vraiment aimé si tu lui mets cette bonne note !
    bon après midi. bisous

    Répondre

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