Le baron perché, d’Italo Calvino

29 décembre 2012 at 1 h 43 min 1 commentaire

Vous retrouvez cette chronique et bien d’autres ici.

Voici un livre un peu étrange que j’avais lu dans mon adolescence et que j’avais beaucoup aimé à l’époque. Il vient d’être réédité chez Folio, voici donc une occasion toute trouvée de le relire.

Nous sommes en 1767, Côme du Rondeau, douze ans,  et son frère Blaise, huit ans,  sont de jeunes nobles de la région de Gênes,  leur père est un original qui se prétend duc de la région, ce qui fait bien rire ses voisins. La mère est fille d’un général autrichien et a des préoccupations essentiellement militaires. Un jour au repas de midi, il y a des escargots, préparés par leur soeur selon une recette peu ragoutante. Côme refuse de toucher à son assiette et s’enfuit dans le plus grand arbre du jardin. Ses parents pensent qu’il s’agit d’un caprice et l’attendent pour le goûter.  Côme décide alors que sa décision est définitive et qu’il ne descendra jamais plus.

Et effectivement il passe toute sa vie dans les arbres de sa commune. Il s’organise pour mener sa vie sans jamais devoir mettre pied à terre. Il alterne des périodes sauvages où il vit de la chasse et des périodes très civilisées. Il continue ses études, devient très savant, vit toutes les passions de son temps, connaît l’amour, participe à l’agitation révolutionnaire, rencontre Napoléon etc, tout cela sans quitter ses arbres.

Certains épisodes sont assez fantastiques, comme son combat contre un chat sauvage. Ce conte est un hommage à la période des Lumières. Côme est un vrai révolutionnaire dans le sens qu’il adopte un autre point de vue sur les êtres et les choses que celui qui est en vigueur dans son milieu.  Enfant il se lie avec les voleurs de fruits, il connaîtra un brigand. Il a un regard bienveillant sur la population locale, la défend contre les loups ou les incendies etc.

Ce conte est aussi le récit d’une génération qui a cru que la Raison et le Progrès changerait tout et dont les espérances furent cruellement déçues à la fin de leur vie quand les restaurations succèdent à Napoléon.

J’ai beaucoup aimé les facéties de Côme, son intérêt sincère pour les autres et les inventions pleines de fraîcheur de Calvino tout au long du récit. Par contre j’ai trouvé qu’il y avait quelques fois des longueurs, surtout dans la description des arbres de la région ou les détails de la vie arboricole de Côme. J’ai eu du plaisir à lire ce roman, mais je n’ai pas retrouvé l’enthousiasme qui avait été le mien il y a plus de trente en découvrant ce texte.

Le baron perché [1600x1200]

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Un commentaire Add your own

  • 1. claude  |  1 janvier 2013 à 17 h 42 min

    coucou

    oui c’était vraiment sympa hier soir.
    mais on se refera une fondue quand Christine sera remise et qu’elle pourra venir aussi.
    gros bisous

    Réponse

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