Diptyque marseillais, de Franz-Olivier Giesbert

20 janvier 2013 at 5 h 29 min Laisser un commentaire

Voici un super polar que je vous recommande chaleureusement, près de six cents pages d’action avec des personnages très attachants.Ce livre se compose de deux romans avec les deux mêmes personnages principaux, mais le projecteur est braqué tantôt sur l’un, tantôt sur l’autre.
L’Immortel: Dans les trois premiers chapitres, un mystérieux tueur tue trois voyous. La police de Marseille n’en fait pas grand cas, car elle évite de se mêler des règlements de compte du Milieu, que les voyous s’entretuent ne dérange finalement personne. La commissaire Marie Sastre rencontre Charly, un ancien Parrain qui se dit rangé, car elle le soupçonne d’être l’auteur des meurtres. En effet, deux ans auparavant, Charly a été victime d’une tentative d’assassinat sur laquelle la police a peu enquêté et surtout jamais trouvé le coupable. Marie soupçonne le Rascous, le principal Parrain de Marseille d’être responsable de cette tentative dont Charly a réchappé par miracle.Marie tombe rapidement sous le charme de Charly, même si elle ne veut pas le reconnaître. L’homme proteste de son innocence, les meurtres continuent et la police craint une guerre des gangs qui mettrait Marseille à feu et à sang.Le Rascous, sous des airs d’homme d’affaires honorables est un dangereux Parrain. On suit à la fois la traque de Charly et l’enquête de Marie, qui se recoupe parfois. Charly est un héros très attachant et le lecteur tombe aussi rapidement sous son charme, il paraît juste et sympathique même si c’est un truand. Le Rascous le poursuit et l’on espère qu’il saura déjouer cet affreux personnage.
Le Lessiveur: L’intrigue commence deux ans après l’Immortel, Charly et Marie en sont toujours les héros principaux, mais cette fois le projecteur est braqué sur Marie. On ne retrouve pas les autres personnages de l’Immortel, il semble que les choses changent vite dans le Milieu. Le commissaire Estoublon enquête sur l’assassinat d’un enfant de sept ans, mais sa femme est assassinée à son tour et la police le soupçonne car leurs relations étaient tendues, ils se disputaient souvent et le commissaire n’a pas d’alibi pour l’heure du crime. Marseille est ensuite secouée par une vague de meurtres portant la même signature, la police piétine des semaines durant. Marie vit une idylle avec un journaliste et Charly l’aide dans son enquête en trouvant les liens entre les victimes que la police ne trouvait pas.
Les deux polars sont plein de suspense et de rebondissements, l’action ne s’arrête jamais. Ils parlent tous deux du Milieu marseillais dans lequel les plus dangereux Parrains semblent être d’honnêtes hommes d’affaires, les politiciens étant bien entendu mouillés. Mais les deux héros savent faire triompher la justice, quitte à ce qu’elle soit quelque peu paradoxale. Franz-Olivier Giesbert signe un polar qu’on ne peut plus lâcher. D’ailleurs il m’a fallu à peine deux jours pour dévorer ce pavé de près de six cent pages à la langue savoureuse. Le texte est plein de mots provençaux ou marseillais qui participent à la réussite du livre, de quoi se sentir en vacances.

Diptyque

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