Contes désenchantés, de David Bry

8 février 2013 at 22 h 29 min 1 commentaire

Vous trouverez cette chronique et beaucoup d’autres ici.

Voici un délicieux petit livre qu’il faut absolument découvrir, c’est un petit bijou d’humour (plutôt noir) et de décalage qui joue sur nos attentes et nos présupposés. Il est difficile d’en parler sans trop en dévoiler.

Ce livre présente trois niveaux de récits entremêlés, qui se passent dans une époque indéterminée, sans doute un moyen âge mythique comme on en voit dans les romans de fantasy. Le premier niveau concerne la quête que mène le bon roi Léo qui veut trouver la pierre philosophale. Et justement l’un de ses espions l’a trouvée et doit la lui livrer lors du prochain marché de printemps, mais son cousin ne l’entend pas de cette oreille et va tout faire pour s’emparer de la fameuse pierre et ensuite du royaume.

Le deuxième niveau parle d’un groupe de troubadours et autres conteurs qui se trouvent dans une auberge de campagne, ils racontent un conte chacun leur tour et interagissent avec les clients de l’auberge. Entre chaque conte, on fait un passage à l’auberge où il se passe différentes choses, qui culmineront dans l’avant dernier chapitre. Théoric, un voyageur se joint à la petite troupe en racontant trois contes.

Le dernier niveau est celui des contes eux-mêmes. Ils sont rédigés en italique et sont racontés par chacun des personnages à tour de rôle. Ils font une dizaine de pages et commencent le plus souvent comme des contes traditionnels, mais leur chute est toute différente. Ils dérapent vers le tragique, le glauque, l’humour noir et en tous les cas vers l’inattendu. Il y a quelque chose de Stephen King dans ces petits récits. Je ne veux pas vous en dire trop pour ne pas ternir votre plaisir de lecture, mais sachez que ces contes vous feront rencontrer des princesses (pimbêche ou malheureuse), des chevaliers peu galants, des rois cyniques à souhait, des sorcières, un dragon, une licorne, des pucelles et toutes une faune magique pour un voyage, qui, pour désenchanté qu’il soit n’en reste pas moins enchanteur.

Un gros coup de coeur pour ce livre original à l’humour décapant.

contes désenchantés

Entry filed under: Lectures. Tags: .

Contes et libelles, de Wang Meng La prisonnière de la tour, de Boris Akounine

Un commentaire Add your own

  • 1. claude  |  9 février 2013 à 9 h 39 min

    eh bien on ne peut pas dire que les commentaires se bousculent !
    Alors on se voit demain matin avec Elisabeth ??
    ce matin j’étais bien entourée avec Popcorn dans les bras et Pistache de l’autre côté ! lol je ne risquais pas d’avoir froid !
    bonne journée et à demain gros bisous

    Répondre

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

Trackback this post  |  Subscribe to the comments via RSS Feed


Hellocoton

Suivez-moi sur Hellocoton
Retrouvez Pat0212 sur Hellocoton

Entrer votre adresse e-mail pour vous inscrire à ce blog et recevoir les notifications des nouveaux articles par courriel.

Rejoignez 24 autres abonnés


%d blogueurs aiment cette page :