La clé de verre, de Dashiell Hammett

15 mars 2013 at 1 h 42 min Laisser un commentaire

Voici un thriller très sombre, très noir qui vous fera visiter une ville voisine de New York à l’époque de la prohibition. On est bien sûr à des années lumières du rêve américain.

Ned Beaumont se rend un soir dans son club pour y rencontrer son patron et ami, Paul Madvig. En chemin il tombe sur le corps de Taylor Henry, le fils du sénateur. Ned avertit Paul de sa découverte, mais les deux hommes décident de ne pas appeler la police et d’attendre que quelqu’un d’autre le fasse. Ned est joueur professionnel, il est par ailleurs l’assistant de Paul, chargé surtout des sales besognes, Paul est un politicien influent au niveau de la ville, peut être le maire, mais ce n’est pas précisé. On sait seulement qu’il tient la ville et aide la sénateur Henry pour sa campagne électorale. Il est amoureux de Janet, la fille du sénateur et espère l’épouser. Un homme vient solliciter Paul, par l’intermédiaire de Ned, pour son frère qui est emprisonné suite à un meurtre déguisé en accident de voiture. Paul refuse d’agir avant les élections, l’homme choisit donc de s’adresser au rival de Paul.

Bernie Despain doit 3250 dollars à Ned suite à un pari hippique. Il s’enfuit à New York pour essayer d’éviter de le rembourser, Ned le rattrape  et lui tend un piège pour l’obliger à payer, il arrive à lui mettre sur le dos le meurtre de Taylor Henry. Ned revient dans la petite ville sans nom. Peu à peu, des bruits circulent, accusant Paul du meurtre de Taylor.  Ned n’y croit pas et se lance à corps perdu dans la recherche du coupable pour innocenter son ami. Il est prêt à tout pour ce faire, il donnera quelques coups, mais surtout en recevra beaucoup. Le dénouement est tout à fait inattendu et le titre est expliqué dans la dernière page.

Il s’agit d’un livre très noir qui dénonce l’extrême corruption qui régnait en Amérique dans les années 1920-30. On ne sait si les politiques sont au service de la pègre ou si c’est le contraire, mais en tout cas, une violence extrême régnait en maître et tous les coups les plus tordus étaient permis. Malgré la prohibition, l’alcool coule à flot dans les établissements louches. En dépit de tout cet environnement sordide Paul et Ned sont des personnage sympathiques alors que les femmes sont des objets qui font ce que les hommes veulent.

L’intrigue est complexe et il n’est pas aisé d’y entrer, elle paraît très embrouillée au premier abord, le lecteur se fait balader par Hammett et le dénouement est tout à fait inattendu. J’avais entendu parler de cet auteur et je n’ai pas été déçue de son univers sombre.

La clé de verre, org

Chroniques réalisée pour Les chroniques de l’Imaginaire

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