Mort en terre étrangère, de Donna Leon

18 mars 2013 at 6 h 51 min Laisser un commentaire

J’avais hâte de découvrir Venise à travers les enquêtes du commissaire Brunetti. C’est la première fois que je lis un livre de la collection Point 2 et s’il s’agit d’un vrai livre de poche, de la taille d’un agenda, j’ai eu de la peine à m’habituer à son format paysage, je préfère le format de poche traditionnel.

Mais cet inconvénient ne m’a pas gâché le voyage à Venise.  Ce livre est autant un polar qu’un guide touristique. Nous suivons le commissaire dans les rues et les ruelles de la ville, sur les canaux, au restaurant et au casino. On a vraiment l’impression de visiter la Sérénissime et de partager la vie de la famille Brunetti dans son bel appartement patricien, Paola Brunetti ne manque pas non plus de nous donner des conseils pour faire de la cuisine italienne. Le livre suit un rythme tranquille, les éléments de la vie quotidienne se mêlant à l’enquête, qui ne suit pas non plus un rythme très haletant, bien au contraire.

Parlons un peu de cette enquête: Un matin la police repêche un jeune Américain poignardé dans un canal. Les autorités pensent qu’il s’agit d’un vol qui a mal tourné, mais Brunetti trouve que c’est trop évident. Il se rend donc plusieurs fois à Vincenza où se situe la base américaine sur laquelle le jeune homme travaillait, il visite son appartement et se rend compte que la victime était entourée de mystère. Les supérieurs de Brunetti n’apprécient pas du tout son obstination et exercent des pressions pour qu’il laisse les Américains tranquilles. Par chance quelques jours plus tard, la demeure d’un riche homme d’affaire milanais est cambriolée, on a volé trois tableaux de maître. Le chef de Brunetti lui confie cette enquête dans l’espoir de le détourner du meurtre de l’Américain. Mais Brunetti s’obstine et s’aperçoit que les deux délits sont liés. Malgré les pressions et les obstacles, Brunetti finira par découvrir un trafic de déchets toxiques de grande ampleur impliquant l’Etat italien, les USA et la mafia contre lequel il sera impuissant.

C’est un polar qui traite de problèmes contemporains de façon très intéressante, il est original aussi dans son écriture et son style, puisqu’on partage autant la vie quotidienne et familiale de Brunetti que son enquête. Il est écrit par une Américaine amoureuse de Venise, ce qui ne l’empêche d’être très dure avec l’Italie et sa politique. Elle nous montre un visage peu avenant de ce pays avec la liquidation des témoins gênants, les obstacles mis à l’enquête et surtout avec les liens sulfureux qui lient pouvoir et mafia. Seul compte le profit immédiat et peu importent les dégâts sur l’environnement.

Si vous ne connaissez pas encore le commissaire Brunetti, n’hésitez pas à le découvrir.

Mort en terre étrangère

Chronique réalisée pour les chroniques de l’Imaginaire

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La clé de verre, de Dashiell Hammett La sentinelle de l’ombre, de Robert Crais

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