Double meurtre à Borodi Lane, de Jonathan Kellerman

11 mai 2013 at 17 h 24 min Laisser un commentaire

Chronique réalisée pour les Chroniques de l’imaginaire.

Nous voici repartis en voyage dans le Los Angeles criminel, que j’affectionne particulièrement depuis James Ellroy. Un vigile est chargé de la surveillance à mi-temps d’un chantier abandonné depuis deux ans. Un matin, il trouve dans la tourelle un couple assassiné en fâcheuse posture et appelle la police. Comme il est le seul à se rendre sur le chantier, il est aussitôt soupçonné et aussi vite blanchi.

L’enquête est confiée à l’inspecteur Milo Sturgis et son coéquipier le psychologue Alex Delaware. L’une des victime est Desmond Baker, un architecte. Les deux policiers enquêtent tout d’abord dans son entourage professionnel, sa patronne Helga Gemein est étrange, très froide et semble dénué de tout sentiment humain. Elle se passionne pour l’écologie et pense que l’espèce humaine dénature la planète, qui se porterait bien mieux sans les hommes. Ses collègues la détestent et les policiers s’aperçoivent vite que Baker était un Dom Juan qui a couché avec toutes les femmes de l’agence, mais cette piste ne débouche sur rien.

L’enquête semble s’enliser, mais finalement elle débouche sur une double vengeance plutôt subtile  mêlant diplomatie et terrorisme vert.

Il s’agit d’une enquête classique, qui fait appel à la déduction et à l’esprit de logique ainsi qu’à la police scientifique. Il y a de nombreux rebondissements, on a parfois un peu de mal à suivre avec tant de rebondissements, on ne sait pas toujours si l’on est dans les suppositions des enquêteurs ou dans les faits. Les deux policiers sont des bons vivants et nous visitons de nombreux restaurants. Certains lieux sont tout à fait inexistants, surtout en ce qui concerne les pays étrangers. Ainsi il est inutile de chercher Spritz en Suisse, il s’agit peut être de Spiess, mais ce beau village de l’Oberland bernois est plus réputé pour le tourisme que pour les banques. Certaines allusions sont transparentes comme le prénom d’une des victimes qui est Dahlia ou l’héritière Roma Sheraton qui anime un show télévisé.

Le psychologue ne joue pas un rôle très important dans l’enquête, mais c’est un vis à vis qui nous permet de suivre l’évolution de l’enquête, car le dialogue entre les deux policiers tient une place centrale dans le livre. Il ne s’agit pas d’un roman qui sort de l’ordinaire, mais c’est un honnête polar très agréable à lire.

Double meurtre à Borodi Lane

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