La muraille de lave, d’Arnaldur Indridason

27 juillet 2013 at 6 h 39 min Laisser un commentaire

Chronique réalisée pour Les Chroniques de l’Imaginaire.

C’est avec un grand plaisir que j’ai retrouvé Indridason et son dernier roman paru en poche. Cette fois l’enquête n’est pas menée par le commissaire Erlendur Sveinsson, qui est en vacances et soigne sa déprime chronique au bord des fjords. Il est injoignable au téléphone, ce qui inquiète sa fille.

C’est un de ses coéquipiers, Sigurdur Olli qui est au centre de ce livre. Ce n’est pas du tout un policier charismatique comme son patron. C’est plutôt un technicien formé aux méthodes américaines, fasciné par la culture US et très peu sympathique. Il n’a que mépris pour les voyous et les ratés de la société et l’empathie n’est vraiment pas son fort. Toutefois son personnage évolue au cours du livre, il est tourmenté par son divorce et les problèmes de stérilité qui ont marqué leur couple et ça l’humanisera un peu, mais c’est un personnage plutôt terne et antipathique.

Un de ses anciens amis de lycée, un golden boy de la finance, lui demande de l’aide car il est victime d’un chantage : Avec sa femme il participe à des soirées échangistes et on les menace de publier des photos compromettantes sur le Net s’ils ne paient pas. Sigurdur accepte de l’aider à titre privé, il se rend chez la femme qui les fait chanter pour essayer de lui faire entendre raison mais la trouve mortellement blessée, battue à mort à coup de batte. Lui-même n’échappe que de justesse à l’agresseur.

Sigurdur se lance dans l’enquête officiellement cette fois, il s’occupe de plusieurs affaires qui se recouperont ou non, les fausses pistes se multiplient et le suspense ne manque pas dans ces investigations haletantes.

Le principal sujet du livre est la déroute financière  de l’Islande, qui sera même acculée à la faillite comme on s’en souvient. Indridason décrit un monde qui n’a plus de repères moraux, où tout est permis tant qu’on peut se l’offrir, que ce soit la drogue ou les déviances sexuelles en tous genres. C’est un roman très noir qui dénonce une société de consommation effrénée. Les personnages ne dégagent aucune joie de vivre et  semblent n’avoir aucune limite. Si l’inspecteur est dur et méprisant avec les petits délinquants qu’il arrête, il n’a aucune complaisance pour le milieu corrompu dans lequel il enquête.

Un très intéressant polar sur le milieu de la finance et un grand coup de coeur.

La muraille de lave

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